– zzzzzzzzz...
– Chers Voyageurs, nous vous informons que nous arrivons (en gros)
Ca, c'était le haut parleur qui est au plafond de la cabine... À DONF !
– Il est 6h00, il fait 23°C ! continua le HP qu'on veut maintenant anéantir !
– Ta gueule... fit Sylvain avec son amabilité légendaire.
Mathieu, la tronche toute fraiche fait "Debout" !
– Ta gueule... refit Sylvain avec son amabilité légendaire.
"Dong dong..."
– Il est 6h30 ! Nous rappelons... tralala ... Spaghetteria... tralala
– Mais on s'en fout de la Spaghetteria, genre les mecs ils vont prendre un petit dèj et après il est pas dans sa bagnole et bloc tout le monde !
Bon on se prépare, on remballe nos affaires éparpillées dans la cabine comme si on y avait passé 15 jours, et on tente de retrouver le chemin menant à notre voiture !
On se poste non loin de la porte donnant sur les parkings.
Le temps passe, passe, passe, passe...
Une nouvelle annonce : "Nous invitons les automobilistes du garage 3 à bien vouloir rejoindre leurs véhicules..."
Mais, on ne demande que ça...
Et là, on se rend compte qu'une bougresse, genre bourgeoise écervelée, limite Yorkshire peignée, n'avait pas su appuyer sur le bouton qui ouvrait la porte...
Elle devait avoir peur d'abîmer sa manucure de m*rde !!! C*nn*sse !
Bon, on essaye de repénétrer dans la voiture, vu qu'elles sont serrées les unes aux autres... On attend, on attend, il fait chaud... 27° dans la caisse.
Moi, j'suis un mec bien, j'allume pas ma caisse comme un gros blaireau dans un espace confiné en fermant mes fenêtres et en poussant la clim à donf ! Alors on a chaud, mais on attend...
Ca s'ouvre, c'est le débarquement. Passage d'un niveau à un autre... la voiture est chargée, j'entends que ça touche en dessous... sueur froide ! Ca passe, ça n'a rien arraché.
C'est le débarquement... des retraités partout !
Mais le soleil est là...
La location n'est pas disponible avant midi. On file direction la plage d'Agosta.
Petit déjeuner en bord de mer, le vent est doux, le soleil réchauffe, la mer est calme.
Nous sommes enfin en vacances.
Le petit dèj dévoré, 8h30, on a la plage à 30 mètres, on saute les vêtements, le maillot de bain est déjà sur le cul, on se jette à l'eau... et on y reste. Parce qu'elle est bonne !
Après avoir bien pataugé, on se colle sur les serviettes, il faut attendre...
Je m'endors...
Réveil en sursaut ! Le téléphone vient juste de finir de vibrer ! L'horreur, les sueurs froides ! Mais faut vraiment que je le noie ce téléphone.
C'est le proprio de notre location qui a appelé à 10h30 pour nous dire qu'elle était dispo. On remballe, on rappelle, et Émilie lui dit qu'on arrive dans 10 minutes... J'attends qu'elle raccroche et lui demande si elle parlait de minutes Corses ou si elle considérait ces 10 minutes comme utilisant notre échelle parisienne de temps... parce que vu l'endroit où nous nous trouvions... fallait vraiment qu'on roule très vite pour le faire en 10 minutes.
Peu importe, on arrive, on investit les lieux et on expédie le déchargement de la voiture...
2 tours et demis, c'était plié.
Allez, on range !
Émilie se charge de déballer notre sac et de tout coller dans les commodes et armoires à disposition pendant que je mets un coup de propre dans la voiture et récupère les trucs laissés et dispersés dans les vides poches à droite à gauche.
Je remonte, elle m'appelle...
– Regarde... qu'elle me dit !
J'ouvre de grands yeux... j'hallucinais... elle me montrait un string de notre future coloc...
– Non pas ça ! Ca ! en me montrant la pile de petits tops qui trônait sur le lit.
Morgane n'a pas la même notion de "voyager léger" que nous... Elle n'a pas dû prendre le temps de se décider et a visiblement vidé sa propre armoire sans regarder pour tout coller dans sa valise.
Je me demande même si elle ne vit pas nue à l'heure actuelle... Y'a même...
UN LISSEUR À CHEVEUX !
Admettons... trop tard !
On grignotte trois conneries qui restent. On prend une bonne douche maintenant bien méritée... On file en courses. Du frais !
Carrefour... grave erreur. Plus de 200 boules ! On n'a même pas prit les melons et pastèques à 2,60 et 3,15 la pièce, respectivement ! Faut pas déconner sérieux !
On s'est rabattu sur la bouteille d'un litre de Ricard avec super promo de 40 centimes de réduction immédiate en caisse qu'on a faillit oublier dans la poche de Mathieu !
On ressort, le coeur lourd, le porte feuille plus léger...
Direction rangement des courses, hop, préparation, re-direction la même plage que ce matin après avoir lancé la clim dans l'appart, histoire de voir ce que ça donnera quand on rentrera.
LÀ, C'EST DU SÉRIEUX ! Entraînement intensif ! On veut passer le niveau 1, faut la jouer sportif ! En tenue, dans l'eau les bleus. Bibi joue le guide de palanquée et entraîne ses recrues. Explication de la décompression, faut que ça fasse pchit dans les oreilles et on s'entraîne à descendre. Mais fait le canard ! Mais montre cul au ciel bordel !
Les apprentis s'en sortent, j'ai pris le caisson étanche avec moi, y'a de beaux plans, mais plus énormément de poissons... Que s'est-il passé ici depuis la fois où nous sommes venus avec papa et Marion, et Denis, et Lucille, et Nicolas et Aurore ???
Émilie remonte du fond de l'eau et me pose une question très intéressante...
– Faut expirer quand on descend ?? J'ai plus d'air en bas...
– Euh... comment expliquer que si tu vides l'air alors t'en a plus après ???
Après plus d'une heure de tentatives rocambolesques de descentes en apnées, quelques rencontres avec les "poisscailles" et quelques tasses d'eau salée, on fait carpette sur la plage en on savoure le doux soleil de septembre...
On s'endort même.
Petit réveil difficile pour Émilie qui crève de froid !!
Allez, on rentre, on va manger et faire dodo.
– Je suis la première à prendre une douche en arrivant ! qu'elle nous dit en essayant de se réchauffer.
On arrive sur le parking, on monte dans la voiture qui s'est transformée en four solaire, on ouvre tout en grand histoire de respirer.
J'appuie sur le bouton Start, j'enclenche la première et roule doucement pour sortir de mon emplacement. Check à gauche (un camion stationné et une voiture est en train de reculer à 40 mètres près du camion en question), check à droite, personne, j'avance doucement, recheck à gauche... PAF !
Dans la série Régis est un con, je voudrais Régis qui recule sans regarder derrière !!!
Régis le blaireau ne regardait pas derrière lui, il devait certainement engueuler sa nana du côté passager. Du coup, il s'est mangé le cul du camion dans le hayon. hayon plié, vitre arrière éclaté ! Le gars n'en revenait pas ! BAH FAUT REGARDER DERRIERE SOI !
Régis part vénère, sans même sortir de sa caisse, sans même venir voir le chauffeur du camion qui lui, n'a rien senti !
Allez, on se casse, nous on s'en fout en fait !
Les restes de la vitre de Régis !
On s'arrête quand même deux minutes au Carrefour Market pour le 4 heures...
On prend l'ascenseur, on ouvre la porte...
Émilie crie !!!!
Mais il fait -12°C !
OK, la clim marche bien on le sait maintenant mais tuez-la !
Émilie grelotte, elle va pour prendre une douche... Sauf qu'on en a tous prit une quelques heures plus tôt... Y'A PLUS D'EAU CHAUDE !
Elle est vraiment maudite la pauvre !
Du coup, moi je me rince quand même à l'eau froide parce que le sel... bah c'est salé.
Mathieu y va ensuite.
En début d'après midi, Émilie avait reçu un message d'un cliente que nous n'avions pas prévenu de nos congés !
Du coup, elle veut qu'on modifie son mailing, qu'on le duplique pour un autre client, et qu'on l'envoie !
Mais euh... le Mac Pro... il est loin !
Réfléchissons... Faudrait qu'on récupère le fichier PSD, j'ai mon portable avec Photoshop, je dois pouvoir m'en sortir. Sauf que j'ai pas de connexion internet. Comment faire passer un fichier depuis mon iPhone en admettant qu'on le reçoive par mail... pas possible, pas jailbreaké...
iDisk. Déborah pourrait le poser sur le volume et synchroniser le tout et... et merde j'ai pas de connexion internet sur le PowerBook...
P'tain...
C'est nul la vie sans internet.
On prépare à manger histoire de rechauffer miss ! Des pâtes ! La classe.
Émilie, elle, elle est restée sur le canapé emmitouflée dans des serviettes de bain à attendre que le ballon, collé en marche forcée, veuille bien faire de l'eau chaude.
On mange !
Émilie appelle Déborah qui est à la maison. Elle se fait agresser par Mushu !
Elle restera avec elle pendant plus de 2 heures pour la guider au travers de Photoshop, MacOS X, MaxBulk Mailer et Dreamweaver...
Elle a pris sa douche à 23h pendant qu'on faisait la vaiselle. Là, un truc se pète dans mon dos... Merde, le lonzu et la coppa se vautrent !
MAIS QU'EST-CE QUI SE PASSE ?
Ouf, rien de grave, le crochet adhésif qui tient jamais que dalle n'a (c'est étrange) pas tenu.
Du coup faut trouver autre chose...
Cherche...
Cherche...
Mais oui !!!!
Le lustre dans le salon :

Allez, dodo...
N'oublions pas avant de rencontrer la bourgeoise, Sylvain qui aime tellement notre cabine qu'il y retourne. Pour quoi faire ? Dormir peut être ?! Ah non, pour les gels douche oubliés dans la salle d'eau ! Qu'elle mémoire Émilie ! (peur de pas pouvoir se laver surtout !) :-P
RépondreSupprimerPour le phénomène de plus d'air en bas il y a aussi le fait que PV = NRT... Bref qu'à dix mètres de profondeur même si tu avais gardé l'air ben au fond t'as les poumons comme deux pov éponges mitées toutes raplapla., et qu'en remontant ils se regonflent... c'est magique! Non en fait c'est l'air cans le sang que nous utilisons lorsque nous descendons. Et c'est le réflexe primaire : éponges plates = plus d'air = au secours !!! qu'il faut combattre, pour rester plus longtemps et rigoler avec les gobies... bisous - veinards que vous êtes !!!
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